Une inspiration profonde, une petite gorgée d'air en plus, puis une longue expiration : 2 + 1 secondes pour inspirer, 6 pour expirer.
Le soupir physiologique est une respiration que votre corps connaît déjà : deux inspirations d'affilée par le nez, puis une expiration longue et lente. On soupire ainsi naturellement en s'endormant, après avoir pleuré ou quand le soulagement arrive. Pratiqué volontairement et répété, il s'appelle soupir cyclique. La seconde inspiration aide à rouvrir les petits sacs d'air des poumons, et la longue expiration qui suit permet au corps de lâcher prise.
Le soupir physiologique est le rythme à utiliser sur le moment : lors d'un pic de stress au travail, dans un embouteillage en tant que passager ou juste avant d'entrer dans une pièce. Il ne prend que quelques secondes et ne demande aucune préparation. En routine quotidienne de cinq minutes, c'était la pratique la plus efficace de l'étude décrite ci-dessous.
Dans une étude de l'université Stanford publiée en 2023 (Balban et coll., Cell Reports Medicine), des volontaires ont pratiqué chaque jour pendant un mois l'une de quatre routines de cinq minutes : soupir cyclique, respiration carrée, hyperventilation cyclique ou méditation de pleine conscience. Toutes ont été associées à une amélioration de l'humeur, mais les pratiques respiratoires, en particulier le soupir cyclique, ont davantage augmenté l'humeur positive que la pleine conscience, et le soupir cyclique a aussi été lié à une respiration plus lente au repos. Il s'agit d'une seule étude chez des adultes en bonne santé : les résultats sont prometteurs, pas définitifs.
Pratiquez assis ou allongé ; jamais dans l'eau ni en conduisant. Arrêtez en cas de vertige.
Prenez la seconde inspiration en douceur : c'est un petit complément, pas une aspiration forcée. En cas de tête qui tourne, faites une pause entre les soupirs et respirez normalement.